Le Monument aux Morts constitue souvent le cœur du souvenir dans chaque commune. Érigés en majorité dans les années 1920, ces monuments témoignent de la saignée de la Grande Guerre, puis, après 1945, portent deux, parfois trois plaques pour chaque conflit vécu.
Le monument de Villiers-en-Lieu : simplicité gravée dans le tuffeau
À Villiers-en-Lieu même, le Monument aux Morts se dresse en toute discrétion sur la place de l’église. Sa stèle en pierre locale, surmontée d’une croix de guerre en bronze, porte les noms sobres d’une trentaine de jeunes hommes, fils, frères, époux du village, tombés entre 1914 et 1918. La liste s’allonge pour 1939-1945, rappelant que le malheur s’est abattu deux fois sur la petite communauté. Chaque 11 novembre, quelques gerbes viennent fleurir la base du monument, tandis que des écoliers lisent à voix haute un poème de Paul Eluard ou de Maurice Genevoix. Une scène simple qui dit toute la fidélité d’un village à ses disparus.
Les petits villages voisins, mains dans la main avec l’histoire
Autour de Villiers-en-Lieu, chaque commune possède son propre monument – à Humbécourt, il se niche entre mairie et école, à Laneuville-au-Pont sur le parvis, à Rachecourt-Suzémont devant le cimetière. On peut y lire la part douloureuse portée par chaque famille locale. À Bayard-sur-Marne, le monument est adossé à une petite haie de buis que les habitants taillent soigneusement, perpétuant un geste de mémoire discrète.