Collectif citoyen : définition, fonctionnement et rôle dans la vie locale
Un collectif citoyen est un groupe de personnes qui se réunissent volontairement autour d’une préoccupation commune et cherchent à agir sur un sujet d’intérêt g...
Au premier regard, la Haute-Marne peut sembler vaste et tranquille. Pourtant, c’est un territoire façonné pour la randonnée et le vélo :
De l’itinérance vélo sur la Voie Bleue au charme des petites boucles autour des lacs, chaque pas est une invitation à la découverte d’une Haute-Marne rurale, sincère et pleine de surprises.
Traversant la Haute-Marne sur 145 km, le mythique GR145 suit la trace des pèlerins médiévaux en route vers Rome. Du nord (Montois-la-Montagne) au sud (Langres), il offre un condensé de paysages haut-marnais : forêts profondes, vallées de la Saulx et de la Marne, et patrimoine remarquable comme le village fortifié de Châteauvillain. Anecdote : le marquage "Via Francigena" a été réinstallé sur de nombreux poteaux grâce à des bénévoles locaux passionnés de patrimoine.
Le triangle entre Langres, le lac de Charmes et le lac de la Mouche offre une diversité de boucles très appréciée. Près des remparts de Langres – ville classée parmi les “50 plus belles villes de France” (source : Le Figaro Voyage, 2021) – commence le Tour des Remparts et ses 3,5 km, parfait pour une immersion dans l’histoire. Plus loin, sur le circuit du Lac de la Liez (15 km), on longe l’eau, croise des pêcheurs l’aube venue et découvre une vue à couper le souffle sur la ville haute. Conseil pratique : attardez-vous aux “plan d’eau” au petit matin, quand les brumes hésitent encore à quitter la surface.
Au cœur du plus jeune parc national français (créé en 2019, sur 241 000 hectares à cheval sur la Haute-Marne et la Côte-d’Or), ces circuits sillonnent les hêtraies monumentales et les vallons secrets des sources de l’Aube. Le sentier de l’Ermitage Saint-Bernard (8 km) conjugue légende locale et immersion sylvestre : on y raconte qu’un ermite du XIIe siècle vivait là, auprès des loups.
À la frontière du pays de Langres, la boucle du “sentier de la source de la Petite Saône” (13 km) permet de traverser vignes, forêts et prairies humides, entre Coiffy-le-Bas et Bourbonne-les-Bains, l’unique station thermale du département. Curiosité : la Saône prend naissance non loin de là, à Vioménil (Vosges), mais ses premiers méandres haut-marnais recèlent de points d’observation ornithologique.
Partant de Luxembourg pour rejoindre Lyon, la Voie Bleue traverse la Haute-Marne sur 55 km environ, en longeant le canal entre Champagne et Bourgogne. C’est une coulée de verdure, réservée aux cyclistes et piétons, totalement protégée des voitures. Le trajet permet de relier Joinville (célèbre pour son château Renaissance) à Rolampont, en passant par Froncles et Chaumont.
Cette boucle balisée s’étend sur 67 km autour de Saint-Dizier, elle explore la basse vallée de la Marne, alternant routes de plaine, passages en forêt et villages historiques (Ambrières, Moëslains, Humbécourt). Plus confidentielle que la Voie Bleue, elle traverse des paysages agricoles paisibles et prend toute sa saveur fin mai, quand les champs de colza virent au jaune éclatant. Petite pause insolite : un détour vers le musée du Der à Sainte-Marie-du-Lac renoue avec l’histoire des villages “engloutis” lors de la création du lac dans les années 1970 (source : Musée du Der).
Le plus grand lac artificiel de France (4 800 ha) déborde légèrement sur la Haute-Marne. Autour du Der, une boucle cyclable de 38 km (dont 9 km en Haute-Marne) propose un tour complet du plan d’eau, site internationalement reconnu pour l’observation des grues cendrées (70 000 individus en halte migratoire en novembre, source : LPO). La piste, intégralement sécurisée, alterne digues, sous-bois et plages d’herbe.
Il existe enfin une infinité de petites routes signalisées “vélo tranquille” par le département. Ce sont des itinéraires secondaires, parfois ouverts à la circulation mais quasiment désertes. Idéales pour s’échapper loin du bruit sans programme précis. Suggestion : la route entre Villiers-en-Lieu et Wassy, passant par les étangs de Giffaumont et les Basses Vallées, mélange villages typiques et vues sur la mosaïque des zones humides.
Marcher ou pédaler en Haute-Marne, c’est s’offrir un luxe rare : le temps long et libre. Les itinéraires du département ne se limitent pas à relier un point A à un point B. Ils dessinent une autre géographie, en filigrane, faite de rencontres fortuites – souvent un chat sur un muret, ou un éleveur à l’entrée d’une grange –, de petits matins brumeux, de journées à ciel ouvert mais aussi de curiosités naturelles et patrimoniales insoupçonnées.
Entre grandes traversées et découvertes confidentielles, chacun peut y trouver son rythme. Il suffit parfois d’oser un détour ou de s’arrêter là où rien n’est prévu : un lavoir ombragé, un vieux banc moussu, une passerelle oubliée, voilà souvent la vraie récompense au bout du chemin.
Que ce soit pour une heure ou plusieurs jours d’itinérance, marcher ou rouler “au fil de la Haute-Marne” donne l’occasion, encore aujourd’hui, de goûter à la France du silence, de l’horizon dégagé et des souvenirs qu’on emporte, sans bruit, dans ses chaussures ou sur son guidon.
Sources : IGN, Comité Départemental de Randonnée 52, Parc National de Forêts, ADT Haute-Marne, Le Figaro, Musée du Der, LPO, Géoportail.