Le bus départemental et ses cousins
Villiers-en-Lieu se situe dans la sphère d’influence de Saint-Dizier, qui demeure le seul pôle majeur encore raccordé par des offres régulières de bus interurbains, même si les fréquences restent faibles en dehors des horaires scolaires.
- La ligne MobiMouv’ (autrefois Réseau TED) relie Villiers-en-Lieu et Saint-Dizier plusieurs fois par jour, mais nombre d’habitants soulignent les difficultés des correspondances, la rareté hors scolaire et le coût parfois dissuasif (source : Région Grand Est, horaires 2024).
- Arrivées récentes de solutions de transport à la demande (TAD) qui permettent, sur réservation, de rejoindre le marché, la gare ou une consultation médicale. Le TAD reste à développer pour répondre à l’ensemble des besoins, notamment des publics fragiles.
Face à la désertification médicale ou au vieillissement de la population, une part croissante du soutien départemental porte sur la complémentarité bus-TAD et sur l’accompagnement personnalisé (ex : accompagnement scolaire ou médical sur inscription, via les centres sociaux).
Le grand débat du train et du “retour des lignes rurales”
Impossible d’évoquer la question des transports en Haute-Marne sans aborder le dossier ferroviaire. Si la gare SNCF de Saint-Dizier demeure active avec la ligne TER Champagnole – Paris (et dessert Vitry, Bar-le-Duc…), la fermeture progressive de petites lignes a fragilisé l’armature du réseau local.
• De nombreux habitants attendent la réouverture de la liaison Saint-Dizier – Joinville – Chaumont, qui faciliterait l’insertion régionale et les trajets quotidiens des jeunes et des actifs.
• Les élus militants pour la modernisation de l’offre arguent du succès des “petites lignes” remises en service ailleurs en France, et de la nécessité de relier le territoire au TGV via Chaumont ou Bar-le-Duc (source : France 3 Champagne-Ardenne, 2024).
Le retour du train demeure toutefois un serpent de mer, tant les investissements s’annoncent lourds et les usages à renouveler. Mais la mobilisation citoyenne grandit à mesure que s’installe la très exigeante équation : se déplacer, vivre et travailler ici sans dépendre uniquement de la voiture particulière.