Dans la Haute-Marne rurale, le covoiturage s’ancre aujourd’hui dans le quotidien de certains habitants, souvent de façon informelle. Cette tendance s’est accentuée depuis la hausse du prix des carburants. Au parking du Carrefour Market de Wassy, les conversations s’échangent : “Qui va à Saint-Dizier demain ? Il me faut un aller-retour pour la gare !” Des groupes Facebook locaux recensent ces demandes et propositions de trajets, et sur certains trajets réguliers, le bouche-à-oreille reste la meilleure plateforme.
Des associations comme “Familles Rurales” et “Centrales Villageoises” testent chaque année de nouveaux dispositifs : prise de contact téléphonique, points-relais chez les commerçants… Le site Kovoit’ Haute-Marne, lancé il y a deux ans, permet aussi de structurer l’offre et la demande à l’échelle départementale. Le succès reste modéré, mais l’effet est là : moins de véhicules seuls sur certaines routes, des économies partagées et parfois de belles rencontres.
- Effort mutualisé pour limiter les allers-retours isolés
- Accès facilité aux bassins d’emploi de Saint-Dizier et de Chaumont
- Solidarité intergénérationnelle, lorsqu’un jeune aide un voisin plus âgé à rejoindre un service de santé
Dans ce contexte, l’autopartage émerge doucement, notamment via quelques plateformes associatives. L’initiative “Roue Libre” à Saint-Dizier, à la frontière de la Haute-Marne, propose la location courte durée de véhicules mutualisés, un modèle encore marginal mais prometteur.