La Haute-Marne se situe à la croisée de plusieurs influences biogéographiques : celle des plateaux lorrains, des vallées argileuses de la Champagne humides, et des forêts domaniales du Grand Est. Ce croisement, associé à la diversité des sols (calcaires, limons, tourbes…), explique pourquoi on recense ici pas moins de 1 400 espèces végétales (Chiffres : Conservatoire botanique national de Bassin Parisien). Un chiffre remarquable, alors même que certains villages, comme Villiers-en-Lieu, semblent posés sur des plaines agricoles : c’est dans les bois, les bords de rivières, les pelouses calcicoles ou les fossés que s’épanouit cette biodiversité discrète.
Les politiques de préservation du bocage et des zones humides, en particulier autour du Der, favorisent également la présence d’espèces rares ou protégées : orchidées, mousses, carex, euphorbes, scilles printanières, sans oublier les essences forestières emblématiques, chênes pédonculés et charmes têtards en tête.